Perte de cheveux chez la femme : quand s’inquiéter et quoi faire
Perdre des cheveux fait partie du cycle normal : un cheveu pousse, se stabilise, puis tombe avant d’être remplacé. On estime qu’une femme peut perdre environ 50 à 100 cheveux par jour sans que cela soit anormal, à condition que la repousse compense. En revanche, certains signes doivent pousser à investiguer : une chute nettement plus abondante que d’habitude, qui dure au-delà de 8 à 10 semaines, une raie qui s’élargit, un cuir chevelu plus visible, des cheveux qui deviennent plus fins, ou des zones clairsemées.
Les causes les plus fréquentes
-
Effluvium télogène (chute réactionnelle) : souvent diffuse et impressionnante, elle survient 2 à 3 mois après un stress pour l’organisme (fièvre, infection, chirurgie, post-partum, choc émotionnel, perte de poids rapide, régime restrictif). Elle est généralement réversible si la cause est corrigée.
-
Alopécie androgénétique féminine : très fréquente. Elle progresse lentement avec affinement et baisse de densité surtout au sommet du crâne (raie plus large).
-
Troubles hormonaux et endocriniens : thyroïde, préménopause/ménopause, parfois SOPK. Des signes associés (fatigue, variations de poids, cycles irréguliers, acné) peuvent orienter.
-
Carences: fer (ferritine), vitamine D, zinc, vitamines B, apports protéiques insuffisants. Les régimes stricts sont un facteur classique.
-
Cuir chevelu et causes auto-immunes : dermatites, inflammation, pelade (plaques nettes), etc.
Informations via Centre Clauderer
Que faire concrètement ?
-
Éviter les aggravants : chaleur excessive, décolorations répétées, coiffures très serrées, produits irritants.
-
Optimiser l’alimentation : protéines, fer, zinc, vitamines B et D, oméga-3 ; éviter les restrictions.
-
Soigner le cuir chevelu : shampooing doux, rinçage soigneux ; consulter si démangeaisons/rougeurs.
-
Consulter si ça persiste : si la chute dure > 23 mois, si le dégarnissement est visible ou si des symptômes généraux s’ajoutent. Un médecin peut proposer un bilan (NFS, ferritine/fer, TSH, vitamine D selon le contexte).
L’essentiel : plus tôt on identifie la cause, plus on a de chances de stabiliser la chute et de soutenir une repousse de meilleure qualité.
ART.1134854
